le Loiret

Monday, March 27, 2006

Visite des Bords du Loiret a Olivet

Après avoir dépassé la maison de retraite de la Reine Blanche dans le virage garons notre voiture dans le parking et après avoir traversé la petite rivière des « fosses noires » sur un petit pont de bois nous nous retrouvons au bord du Loiret
A propos du Loiret que nous surplombons cette rivière est en fait une fausse rivière en effet cette partie du val entre Sologne et Loire était au départ un terrain très humide plein de marigots et de petits ruisseaux alimentés par des sources
C’est au début du 6eme siècle que Clovis détacha du domaine royal la presqu’île de Micy et la donna a Euspice qui y fondit un monastère « l’abbaye de Micy »
Son neveu St Maximin (St Mesmin) lui succéda a la tête de l’abbaye en 510
A cette époque le Val était régulièrement inondé et ces ruisseaux n’étaient pas régularisés
C'est au début du VIe siècle, lorsque des moines s’installèrent entre Loire et Loiret, qu'ils construisirent les moulins . En effet, ces cénobites qui furent à l’origine de l'abbaye de Micy ont travaillé avec acharnement, endiguant la rivière. Peu à peu, ils ont aménagé des levées, construit des jetées, faisant du Loiret une suite de bassins. Cela demanda environ 100 a 150 ans C'est sur ces levées que, très vite, les moines élevèrent des moulins à eau pour écraser les céréales qu'ils récoltaient. Mais ils n'exploitaient que les moulins du cours inférieur. Ceux du cours supérieur appartenaient aux Rois de France. Par la suite, les Capétiens firent don des moulins aux moines de Micy, aux religieuses et à des particuliers.
En 1560, dix-sept moulins s'élevaient sur les rives du Loiret. Celui de La Mothe foulait les draps, trois autres, sur la chaussée des Tacreniers, broyaient l'écorce de chêne. Sur la chaussée Saint-Santin, cinq autres foulaient. Le moulin du pont d'Olivet, de Saint-Samson et ceux installés près de La Fontaine broyaient le blé. Plus tard, au XVII siècle, la chaussée des Tacreniers porta des moulins à papier.
En 1790, les moulins furent achetés aux moines par leur meunier ou par des riverains. Aujourd'hui, certains arborent encore leur façade des XVIIe et XVIIIe siècles.
Les moulins ont traversé le temps. Malgré les guerres, les pillages, les incendies, les crues, ils ont subsisté.
À l'époque, ils ont alimenté en farine toute la ville d'Orléans. La plupart ont tourné jusqu'en 1914, ayant été utilisés au cours des âges à des fins différentes.
Tout ceci aujourd'hui un peu oublié, les moulins du Loiret n'en demeurent pas moins très agréables à regarder. Sans oublier les châteaux Ce qui fait leur charme c'est la proximité des bords du Loiret, les plus anciens datent du 14 ème siècle.
De tous temps, ce sont les nobles Orléanais qui, voulant profiter de l'agrément du séjour près des frais ombrages des bords de la rivière, se mirent à acheter des terrains afin d'y construire une demeure qui leur permettrait un agréable séjour au cours de l'été.
Ces demeures prirent souvent le nom de " maisons des vignes " car elles s'implantaient au milieu de celles-ci .Elles prirent vite l'aspect de petits châteaux, et leurs propriétaires venaient y passer les beaux jours d'été , puis repartaient pour la mauvaise saison dans leur résidence cossues de la ville.
C'est à l'époque de Louis XV que fut mené le plus grand train de vie dans ces résidences d'été.
Les réjouissances se succédaient, (bal, feux d'artifice, réception des enfants, etc). Toutes les familles se connaissaient bien, car voisins en ville, et même ayant un lien de parenté
Ce fut à partir de la Révolution que le train de vie se réduisit. De plus l'entretient de ces demeures devint un fardeau trop lourd pour certains.
Ces châteaux durent changer de destinées. Les nobles propriétaires furent remplacés par les riches commerçants de la ville. D'autres furent détruits ou changèrent de destiné ( certains furent transformés en lotissement, et d'autres furent même démontés pierre par pierre pour être reconstruits en Amérique. )
Mmaintenant visiter quelques uns de ces moulins et châteaux
Face a nous en parti caché par les arbres le château de la Quetonière Ce domaine est mitoyen à l'Est du château de Villebourgeon et s'étend à l'ouest jusqu'au chemin de St Samson.
Le château qui date du milieu du 17ème siècle, est très dissimulé. Il est presque carré surmonté d'un toit à 4 pans garni de 4 hautes cheminées. Il est flanqué de 2 pavillons semi-circulaires de chaque côté surmontés d'un large architrave moulurée soutenue par des colonnes aux chapiteaux ioniques. Décoration très soignée de l'ensemble : angles faits de pierres taillées et large frise sculptée qui encercle le toit.
Le Château de La Quétonnière fut appelé aussi « folie Gautier» vers 1800 du nom d’un de ses propriétaire: Jules Gautier de 1798 à 1847. Une folie étant une riche maison de plaisance (ayant été achetée très cher) où on faisait la fête en famille ou entre amis. ‘même dans celui ci nous avons eu des informations qu’il y eu pas mal de bacchanales)

Le bâtiment que nous apercevons de construction plus petite mais très surprenante est la «Gare à bateaux» de la Quetonnière qui date du 19ème siècle. d’une facture un peu particulière, celui ci a été dessiné par l’architecte Garnier celui qui a construit l’opéra de Paris ( Il parait qu’il le fit pour éponger une dette de jeux)
Au cours de cette promenade nous allons admirer les moulins qui font l’attrait de la rivière en voici une courte présentation
Les rives du Loiret, lieu de promenade romantique, sont jalonnées de moulins. promeneurs, combien de fois êtes-vous passés sans savoir vraiment ce que sont ces moulins ? Pourtant, ils ont une âme, car ils sont chargés d'histoire.
C'est au début du VIe siècle, lorsque des moines s’installèrent entre Loire et Loiret, qu'ils furent construits. En effet, ces cénobites qui furent à l’origine de l'abbaye de Micy ont travaillé avec acharnement, endiguant cette zone humide entre Loire et Sologne qui n’était que marigots et petits ruisseaux alimentés par de, nombreuse sources. Peu à peu, ils ont aménagé des levées, construit des jetées, faisant du Loiret une suite de bassins. C'est sur ces levées que, très vite, les moines élevèrent des moulins à eau pour écraser les céréales qu'ils récoltaient. Mais ils n'exploitaient que les moulins du cours inférieur. Ceux du cours supérieur appartenaient aux Rois de France. Par la suite, les Capétiens firent don des moulins aux moines de Micy, aux religieuses et à des particuliers.
En 1790, les moulins furent achetés aux moines par leur meunier ou par des riverains. Aujourd'hui, certains arborent encore leur façade des XVIIe et XVIIIe siècles.
Les moulins ont traversé le temps. Malgré les guerres, les pillages, les incendies, les crues, ils ont subsisté.
À l'époque, ils ont alimenté en farine toute la ville d'Orléans. La plupart ont tourné jusqu'en 1914, ayant été utilisés au cours des âges à des fins différentes.
Tout ceci aujourd'hui un peu oublié, les moulins du Loiret n'en demeurent pas moins très agréables à regarder.
Au cours de notre promenade nous allons voir une quantité de cygnes dont voici l’histoire: le premier couple a été introduit par le syndicat d’initiative en 1954. De ce couple il y a une longue descendance. De plus, d'autres couples sont venus s’installer ici. attirer par le premier. Les cygnes sont des animaux: qui sont fidèles puisqu’ils restent ensemble toute leur vie. Ils font aujourd’hui partie des paysages du Loiret et du charme de la ville. A noter qu’au 17ème siècle. le Maréchal d.Escures. propriétaire du château du Poutyl avait introduit des cygnes sur le Loiret mais il dut les retirer à la suite d’un procès perdu contre les moines de Micy qui prétendaient que les cygnes mangeaient trop de poissons.
En ce qui concerne les autres animaux, il y a bien sûr des canards colverts, mais aussi des castors. des ragondins. qui causent de sérieux ravages d'où la mise en place de pièges pour protéger les berges.

Dans le bief qui se trouve a notre droite nous voyons un moulin c’est celui de St Julien celui ci doit son nom a une fontaine (la fontaine des Galeux) et un pèlerinage vers un petit oratoire dédié St Julien le Pauvre qui était vénéré comme patron des bateliers d’eau douce (la fontaine et l’oratoire sont maintenant disparus)
Ce moulin appartenant aux sœurs de la Madeleine du 12eme au 18eme siècle il servait de moulin a foulon , il fut très abîmé durant les guerres de religion il fut donc réparé et on lui ajouta une deuxième roue pour moudre du grain mais qui ne servait qu’en période des hautes eaux
En 1807 il fut transformé en fabrique de quincaillerie et redevint par la suite moulin a farine
Il tourna jusqu’en 1957 puis devint résidence particulière après un incendie en1970 il fut très bien restauré
Dans son parc se trouve un joli pigeonnier
Nous arrivons au moulin St Samson Son nom lui a été donné par les propriétaires du 12eme siècle les religieux du Prieuré de St Samson venant de Dol en Bretagne dont ce saint avait été éveque

C’est le moulin le plus important de la rivière avec ses 5 étages il fut surtout moulin a grains il utilisa toujours 2 roues il servait de temps en temps a fouler du drap
Au moment des guerres de religion il fut transformé en fortin pour protéger et défendre les passages du Loiret
Il cessa ses activités en 192O mais en 1925 Louis d’Illiers acheta la roue Nord et la salle des machines pour alimenter en électricité son château de la Fontaine et le moulin St Julien
Nous allons maintenant traverser la plaine de Martinets qui appartient a la ville et sert au mois de mai pour le marché aux fleurs et au 14 juillet au feu d’artifice
Au bout de ce chemin nous arrivons au pied du château de la Mothe traversons un chemin et entrons dans celui qui nous fait face
C’est un belle construction en pierre de taille, presque accouplé à son moulin (le moulin de la Mothe). L'extérieur a été rénové.
Le château a porté successivement plusieurs noms. D’abord celui de Pierre de la Mothe, 1er occupant qui mourut en 1440. Puis de ventes en héritages le château passa aux mains des religieuses de St Avit de Chateaudun grâce à la dot de Catherine Nepveu derniere héritière qui y prit le voile en 1505.
Les religieuses vendirent le domaines en 1646 à Claude Bouquin qui y entreprit d'importants travaux tels que la construction de murs de soutènement et d'escaliers afin de structurer les parterres des jardins.
La ville acheta le château en 1970 avec son domaine sur lequel elle fit construire une maison de retraite et une école d’éducateurs dans des bâtiments qui furent construit par les américains
Entrons par la porte qui fait face au chemin que nous venons de quitter, aussitôt rentré tournons sur la gauche et regardons le mur de soutènement du château a son pieds une arcature qui laissait sourde une source maintenant tarie et plus haut une ouverture grillagée qui était l’entrée pour accéder a la glacière du château
Maintenant suivons la petite rivière de place en place nous pouvons remarquer des arcatures d’ou sortaient des sources (toutes actuellement taries) Ce sont les sources de St Avit
Et nous arrivons près d’un joli petit moulin de poupée que le propriétaire du château fit construire pour monter l’eau des sources a son château (les meuniers des alentours lui firent un procès car paraît il, il prenait toute l’eau de la rivière , ce procès il le gagna)
Quelques mètres plus loin nous voyons dans un escalier un bas- relief c’est le propriétaire du château qui le fit poser là en souvenir de sa résidence d’Orléans qui s’effondra entièrement dans un éboulement dû a l’affaissement de la voûte d’une rivière souterraine qui passait sous cette maison (celle de la Barre Flambard) Ce bas-relief doit représenter la bataille gagnée par l’empereur Constantin sur son adversaire Maxence en 312
Et nous voici au pieds du château d’Isambert qui a l’origine dépendait du château de la Mothe
C’est actuellement une communauté religieuse qui l’habite (les sœurs de la Sagesse) et qui s’occupent de sourds et muets
Et nous voilà a nouveau devant un moulin c’est le moulin du Bac qui est certainement le plus vieux de tous Il doit d’ailleurs son nom car primitivement avant la construction d’un moulin en dur ce fut certainement un bateau stationnaire qui était installé a cet emplacement (moulin bac)
Le moulin actuel a cessé ses activités en 1930 et est devenu une résidence particulière
En reprenant la route nous arrivons a un parking allons jusqu’au fond de celui ci un petit chemin mène jusqu’au bord de l‘eau, sur l’île en face nous pouvons voir des cyprès de Louisiane et ses pneumatophores a leurs pieds qui sortent de l’eau ce sont leurs racines
Continuons notre chemin en traversant la plaine des Bechets c’est un lieu très animé surtout par les enfants , ils y ont d’ailleurs des jeux a leurs disposition et souvent même une petite voiture tirée par un poney leur propose une promenade autour de la plaine
Et nous voici au moulin des Bechets qui fut lui aussi transformé
en fortin au moment des guerres de religion mais fut surtout un moulin a foulon Par manque d’eau en 1892 il fut équipé d’une machine a vapeurarrêter a la guerre de 1914 car le meunier fut mobilisé et sa femme ne put tenir longtemps l’exploitation
Enfin le dernier moulin de ce périple est le moulin de la Mothe
Vers la fin du moyen âge, ce moulin défendait du château de la Mothe situé sur le coteau à proximité, d'ou son nom. Il appartient! ensuite aux religieuses du Prieuré de la Madeleine de 1465 à 1790 ; vendu comme bien national, il reste entre les mains des familles propriétaires du château de la Mothe jusqu'en 1953 et devient ensuite une résidence particulière.

Principalement moulin à farine, il était handicapé par la faiblesse de sa chute d'eau et cessa son activité vers 1914. son mécanisme, entièrement restauré après la seconde guerre mondiale, par l’ancien propriétaire qui arrivait même a produire assez d’électricité pour l’éclairage le chauffage et la cuisine ,il avait même une voiture électrique qu’il rechargeait grâce a son moulin la roue a été rénovée en 1999.
Ce moulin est le dernier de notre promenade Il ne nous reste plus qu’a regagner notre voiture au parking de la Reine Blanche Pour ce faire nous devons reprendre le bou de chemin que nous avion pris au début de notre promenade c’est a dire retraverser la plaine des Martinets repasser devant la moulin st Samson et arriver enfin a notre voiture
Espérant que cette promenade vous a fait plaisir ,et nous vous souhaitons un bon retour chez vous

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